Démarches et formalités
Avant de travailler avec une entreprise étrangère : vérifier qu'elle existe vraiment dans le registre officiel de son pays, et reconnaître les arnaques au commerce international.
Une photo claire donne envie. Pas besoin d'appareil cher : votre téléphone suffit. Et si vous n'avez pas encore de photo, votre fiche peut paraître sans : vous les ajouterez plus tard.
Les 3 photos à prendre
- 📦 Votre produit, en entier : de face, tout le produit dans la photo.
- ✋ Votre produit avec une main : on voit tout de suite sa taille.
- 🏡 Votre lieu de travail : votre atelier, votre champ, vos outils, vos mains au travail.
4 gestes simples
- ☀️ La lumière du jour : près d'une fenêtre ou dehors à l'ombre. Pas en plein soleil, pas de flash.
- ⬜ Un fond simple : un mur clair, une table nette, un tissu uni. Rien d'autre derrière le produit.
- 📱 Ne bougez pas : tenez le téléphone à deux mains, attendez une seconde, puis touchez le bouton.
- 🔍 Vérifiez : agrandissez la photo avec deux doigts. Si c'est flou ou trop sombre, recommencez.
À éviter
- ❌ Une photo floue ou trop sombre.
- ❌ Une photo prise sur Internet : montrez VOTRE produit.
- ❌ Des personnes reconnaissables sans leur accord.
Envoyer vos photos
Quand votre fiche est publiée : dans « Mon espace », partie « Modifier ma présentation ou mes photos », choisissez vos photos puis envoyez. Une photo de votre téléphone convient telle quelle : nous la mettons à la bonne taille. Quand vous choisissez une photo, le site vous dit tout de suite si elle semble trop sombre ou floue. Nous relisons tout avant de le publier.
Besoin d'aide ? Écrivez-nous par la page Contact. Si quelqu'un vous aide (un enfant, un voisin, une association), il peut prendre les photos pour vous.
C'est la grande peur de toute petite entreprise qui commerce avec l'étranger : payer et ne rien recevoir. Voici les contrôles à faire avant chaque paiement. Ils prennent quelques minutes et évitent l'essentiel des arnaques.
Avant de payer : 8 contrôles
- L'entreprise existe au registre officiel de son pays, et elle est active (notre guide pays par pays).
- Le compte bancaire est au nom exact de cette entreprise. Jamais un compte personnel, jamais le compte d'une autre société.
- Le même nom partout : registre, contrat, facture, coordonnées bancaires (et, en Chine, cachet officiel).
- Un changement de coordonnées bancaires annoncé par e-mail ? Vérifiez toujours par téléphone, au numéro que vous connaissiez déjà, jamais à celui écrit dans l'e-mail.
- Un acompte raisonnable, et le solde à une date écrite. Pour une première affaire, commencez par des échantillons ou une petite commande.
- Un contrat écrit : produit, quantité, prix, délai, Incoterm, et la langue qui fait foi.
- Comparez le prix de l'article et le total avant de valider, et gardez une capture (le réflexe avant de payer).
- Urgence, secret, nouveau compte, prix trop bas : ce sont les signes habituels d'une arnaque (se protéger des arnaques).
Un virement international ne se rattrape presque jamais. Faites les contrôles avant, pas après.
Attention aux petits montants
Beaucoup d'arnaques commencent petit :
- Une première commande qui se passe bien, pour gagner votre confiance… puis une grosse commande payée d'avance qui n'arrive jamais. Faites les contrôles à chaque paiement, même avec un fournisseur qui vous a déjà livré.
- Un petit débit inconnu (1 ou 2 €) sur votre compte : c'est souvent un essai pour vérifier que la carte fonctionne. Signalez-le tout de suite à votre banque, sans attendre un débit plus gros.
- De « petits frais » demandés pour débloquer un colis, un paiement ou un dossier : un vrai service ne réclame pas d'argent par un lien reçu dans un message.
Pour une grosse commande
Demandez à votre banque ce qu'est un crédit documentaire : la banque de l'acheteur ne paie que si les documents prévus au contrat (facture, documents de transport…) sont présentés. Il a un coût, mais il protège les deux côtés.
Bon à savoir : payer une entreprise au Vietnam
L'Union européenne tient une liste des « pays tiers à haut risque » : des pays dont le dispositif de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme présente des faiblesses importantes. Le Vietnam y figure depuis le 18 octobre 2023. La Chine et la Thaïlande n'y figurent pas (liste vérifiée le 2 novembre 2026).
Ce n'est pas une interdiction de commercer. En revanche, les banques européennes doivent faire des contrôles renforcés sur ces paiements. Votre banque peut donc :
- vous poser plus de questions : sur votre entreprise, sur la raison du paiement, sur l'origine de l'argent ;
- dans certains cas, limiter ces paiements : la règle européenne le prévoit aussi.
Notre conseil : avant un premier paiement, demandez à votre banque ce qu'elle voudra voir. Gardez le contrat et la facture à portée de main, et prévoyez un peu de marge dans vos délais.
Voir aussi notre page Vietnam.
À titre indicatif, à jour au 2 novembre 2026 : ces informations n'engagent pas la responsabilité de Passerelle France-Asie et ne remplacent pas l'avis de votre banque ; seuls les textes officiels font foi. Sources : Commission européenne, liste des pays tiers à haut risque ; règlement délégué (UE) 2023/2070 (ajout du Viêt Nam) ; directive (UE) 2018/843, article 18 bis (contrôles renforcés).
Si vous avez déjà payé et que vous avez un doute
- Appelez tout de suite votre banque : plus vous êtes rapide, plus il y a de chances de bloquer le virement.
- Gardez toutes les preuves : e-mails, factures, captures.
- Faites-vous aider sur 17Cyber, le service public d'aide aux victimes d'actes de cybermalveillance, puis portez plainte.
Un code de connexion ne se donne jamais, même pour « débloquer » ou « confirmer » un paiement : retrouvez les bons gestes dans notre guide de prévention (Sécurité du site, partie 4).
À lire aussi
Un site peut se tromper : un total plus élevé que les articles, un panier qui garde un ancien achat, une option ajoutée sans le dire. Ces cinq gestes prennent une minute.
- Comparez le prix de chaque article et le total. Les deux doivent correspondre au centime.
- Au moindre écart, arrêtez. Ne validez pas en pensant « on verra après » : se faire rembourser prend du temps.
- Faites une capture d'écran du panier avec le total. C'est votre preuve.
- Vérifiez le montant dans l'application de votre banque au moment de confirmer le paiement : c'est le dernier mot. S'il est faux, refusez.
- Écrivez au service client avec la capture, et demandez une réponse écrite.
Et en affaires
- Ne payez jamais sur un nouveau RIB reçu par e-mail sans l'avoir confirmé par téléphone, à un numéro que vous connaissez déjà.
- Mettez par écrit le prix, la quantité, le délai et le mode de paiement avant toute commande.
Faux conseiller bancaire, faux e-mails, comptes piratés : les arnaques qui touchent les petites entreprises, et les bons réflexes, d'après Cybermalveillance.gouv.fr.
Le faux conseiller bancaire
Quelqu'un appelle en se présentant comme votre banque, connaît votre nom ou votre numéro de compte, et vous demande de « valider » une opération ou de donner un code reçu par SMS. Votre banque ne demande jamais ça. Raccrochez, et rappelez-la au numéro écrit sur votre carte.
Source officielle : Fraude au faux conseiller bancaire
Le faux e-mail (hameçonnage)
Un e-mail ou un SMS imite un organisme connu (banque, transporteur, administration) et vous pousse à cliquer vite. Ne cliquez pas : tapez vous-même l'adresse du site officiel.
Source officielle : Que faire en cas d'hameçonnage
Le compte piraté
Un de vos comptes envoie des messages que vous n'avez pas écrits, ou votre mot de passe ne marche plus. Changez le mot de passe depuis un appareil sûr et activez la double authentification.
Source officielle : Piratage de compte
Le faux courrier « affichages obligatoires »
Exemple réel reçu en octobre 2026 par une petite entreprise : un e-mail signé d'un « centre national » au nom très officiel, avec une liste d'articles de loi, une menace d'amende « jusqu'à 10 000 € par salarié » et un lien pour « se mettre en conformité ». En bas du message, en petits caractères : ce « centre » est une enseigne commerciale d'une société privée qui vend des affiches.
- Les signes : un nom qui imite l'administration, une adresse d'expéditeur qui ne finit pas par « .gouv.fr », la peur de l'amende, l'urgence, un lien pour payer.
- Ce qui est vrai : une entreprise qui a des salariés a bien des informations à afficher (inspection du travail, consignes de sécurité, égalité, harcèlement…). Mais les modèles et les explications sont gratuits sur les sites officiels (service-public.fr, ministère du Travail).
- Le bon réflexe : ne cliquez sur aucun lien, pas même « se désabonner » ; classez le message en indésirable ; ne payez rien. En cas de doute, vérifiez vous-même sur service-public.fr.
Changement de RIB : ne payez jamais sur de nouvelles coordonnées bancaires reçues par e-mail sans les confirmer par téléphone, à un numéro que vous connaissez déjà.
Les arnaques visent aussi les petites entreprises, en France comme en Asie. Elles se ressemblent presque toutes : une urgence, un secret, un nouveau compte bancaire. Voici comment les reconnaître, et quoi faire si cela vous arrive.
1. Les cinq arnaques les plus fréquentes
| Arnaque | Comment ça se passe | Le bon réflexe |
|---|---|---|
| Faux changement de coordonnées bancaires | Un e-mail, qui semble venir de votre fournisseur, annonce un « nouveau compte bancaire », souvent dans un autre pays. | Appelez le fournisseur au numéro que vous connaissez déjà, jamais à celui du message, avant de payer. |
| Fraude au président | Une personne se fait passer pour le dirigeant, un avocat ou une banque, et demande un virement urgent et « confidentiel ». | Aucune exception à vos règles habituelles. Vérifiez toujours par un autre moyen. |
| Fausse entreprise | Prix très bas, gros acompte demandé, refus d'un appel vidéo ou d'une visite. | Vérifiez l'entreprise dans le registre officiel de son pays (voir notre guide), demandez un échantillon et un contrat écrit. |
| Faux annuaire ou faux organisme | Un document présenté comme une « simple vérification de vos coordonnées » est en réalité un bon de commande payant. | Lisez les petites lignes. Ne signez rien d'un expéditeur inconnu sans avoir pris le temps de vérifier. |
| Contrefaçon | Des produits de marque proposés très en dessous de leur prix. | Refusez. À l'arrivée en France, la douane peut tout saisir (voir plus bas). |
2. Les signaux d'alerte
- On vous presse : « il faut payer aujourd'hui ».
- On vous demande le secret : « n'en parlez à personne ».
- Le compte bancaire change, ou se trouve dans un autre pays que celui de l'entreprise.
- Le paiement est demandé sur le compte d'une personne, pas de l'entreprise.
- L'adresse e-mail ressemble à la vraie, avec une lettre de différence.
- Des fautes, un logo de mauvaise qualité, un ton inhabituel.
3. Les bons réflexes
- Double vérification : tout changement de coordonnées bancaires se confirme par un appel au numéro habituel.
- Deux personnes valident les virements importants, quand c'est possible.
- Un contrat écrit : prix, quantités, délais, livraison, paiement.
- Un paiement traçable, au nom de l'entreprise, jamais en espèces ni par mandat.
- Gardez tout : e-mails, factures, conversations. Ce seront vos preuves.
- Protégez vos comptes : un code de connexion (reçu par SMS, par e-mail ou donné par votre application) ne se donne jamais, à personne. Tous les bons gestes sont dans notre guide de prévention : Sécurité du site, partie 4 « Les bons gestes pour protéger vos comptes ».
4. La contrefaçon coûte cher, même à l'acheteur
Si la douane découvre des produits contrefaits, elle peut confisquer la marchandise et le moyen de transport, infliger une amende jusqu'à deux fois la valeur des produits, et la peine peut aller jusqu'à trois ans de prison (Code des douanes). Une question : Infos Douane Service, 0 800 94 40 40 (gratuit, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 18 h ; depuis l'étranger : +33 1 72 40 78 50).
5. Si vous êtes victime
- Appelez tout de suite votre banque et demandez le rappel du virement : plus vous allez vite, plus vous avez de chances de récupérer l'argent.
- 17cyber.gouv.fr : le guichet unique de la police, de la gendarmerie et de Cybermalveillance.gouv.fr, ouvert 24 h/24, aussi pour les entreprises.
- Portez plainte (commissariat ou gendarmerie), avec toutes vos preuves.
- Info Escroqueries : 0 805 805 817 (appel gratuit, du lundi au vendredi, de 9 h à 18 h 30).
- Démarchage trompeur entre professionnels : signalez-le à la DGCCRF (www.economie.gouv.fr/contact/contacter-la-dgccrf).
6. Ce que Passerelle France-Asie ne fera jamais
- Vous demander de l'argent par e-mail, ni sur le compte d'une personne.
- Vous demander un mot de passe ou un code reçu par SMS.
- Vous demander vos coordonnées bancaires par e-mail ou par téléphone. Pour un remboursement, vous le demandez vous-même dans Mon espace.
- Changer ses coordonnées sans l'annoncer sur ce site.
Un message qui prétend venir de nous et fait l'une de ces choses est une tentative d'arnaque : ne répondez pas et écrivez-nous par le formulaire de contact du site.
Sources : 17Cyber (police, gendarmerie, Cybermalveillance.gouv.fr) ; Direction générale des Finances publiques (fraude aux faux ordres de virement) ; DGCCRF ; service-public.fr (contrefaçon) ; douane française ; ministère de l'Intérieur (Info Escroqueries). Vérifié le 13 octobre 2026.
Avant de signer ou de payer quoi que ce soit, vérifiez que l'entreprise existe, qu'elle est active, et que la personne qui vous écrit la représente vraiment. C'est gratuit et cela prend dix minutes.
1. Demandez les bonnes informations
- Le nom officiel complet. Pour une entreprise chinoise ou thaïlandaise, demandez le nom en chinois ou en thaï : un nom en anglais n'est pas le nom officiel.
- Le numéro d'immatriculation (voir le tableau ci-dessous).
- L'adresse du siège et le nom du représentant légal.
- Une copie de l'extrait d'immatriculation (en Chine : la licence d'activité, 营业执照).
2. Vérifiez dans le registre officiel du pays
| Pays | Registre officiel (gratuit) | Numéro à saisir | Ce qu'il faut regarder |
|---|---|---|---|
| France | annuaire-entreprises.data.gouv.fr | SIREN (9 chiffres) ou SIRET (14 chiffres) | « En activité », date de création, dirigeants |
| Autres pays de l'Union européenne | VIES (Commission européenne), puis le registre du pays via le portail e-Justice | Numéro de TVA intracommunautaire (2 lettres du pays, puis des chiffres) | « Valide » ; nom et adresse (selon les pays) |
| Chine | www.gsxt.gov.cn (en chinois) | Code unifié de crédit social (18 caractères) | Statut 存续 ou 在业 = active ; 注销 (radiée) ou 吊销 (licence retirée) = danger ; inscription sur la liste des opérations anormales (经营异常名录) |
| Thaïlande | datawarehouse.dbd.go.th | Numéro de personne morale (13 chiffres) | Statut « en activité », capital, administrateurs, comptes déposés |
| Vietnam | dangkykinhdoanh.gov.vn | Code d'entreprise (10 chiffres, c'est aussi son numéro fiscal) | Statut « en activité », date de création, représentant légal |
3. Comparez, ligne par ligne
Le nom, l'adresse et le représentant donnés par votre contact doivent correspondre exactement au registre. Une seule différence est une bonne raison de poser des questions avant d'aller plus loin.
4. Les signaux d'alerte
- Paiement demandé sur le compte d'une personne, ou dans un autre pays que celui de l'entreprise.
- Changement soudain de coordonnées bancaires, « suite à un contrôle ».
- Une grande entreprise qui écrit depuis une adresse e-mail gratuite.
- Urgence, prix très inférieur au marché, gros acompte avant tout contrat.
- Refus d'un appel vidéo ou d'une visite.
5. En cas de doute
- Ne payez rien et demandez un contrat écrit.
- En France : Info Escroqueries 0 805 805 817 (appel gratuit, du lundi au vendredi, de 9 h à 18 h 30) et www.internet-signalement.gouv.fr.
- Les chambres de commerce françaises à l'étranger (voir les pages Pays).
- Écrivez-nous : vérifier avant de présenter, c'est notre rôle.
Sources : sites officiels des registres cités ; ministère de l'Intérieur (Info Escroqueries). Vérifié le 13 octobre 2026.